Bilan de la journée du 23 janvier 2010

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de la réunion de bilan et de perspectives après la journée du 23 janvier. Cette réunion, ouverte à tous les participants, s’est tenue le 24 février 2010.

Bilan de la journée du 23 janvier

De l’avis général la journée du 23 janvier a été une réussite dans la mesure où elle a répondu aux principaux objectifs que la coordination s’était fixée à savoir :

- faire connaître et étendre le processus

- approfondir un certain nombre de sujets via les ateliers

Cette réussite avérée nous permet d’avancer dans la « complexification » du processus FMSD et de dépasser l’aspect « bipolaire » du rapprochement entre monde des mouvements sociaux et monde de la recherche. Un recentrage de notre communication et de notre discours vers ce qui nous réunit, à savoir un processus de dialogues politiques sur les thèmes Sciences et Démocratie, devrait nous permettre d’aller au-delà du clivage, le plus souvent artificiel, qui laisserait croire qu’un dialogue n’existe pas à l’heure actuelle entre organisations du mouvement social et monde de la recherche.

Une des approches possibles permettant d’aller plus loin consisterait à aborder nos problématiques via deux « préoccupations » transversales et complémentaires à savoir la démocratie « coopérative » (néologisme pour désigner toutes les opérations et expériences de coopération entre scientifiques et citoyens), et la démocratie « institutionnelle » depuis les institutions qui gèrent directement la recherche (grands établissements, universités), jusqu’à celles qui contribuent à la politique de la recherche, depuis les conseils régionaux  jusqu’à l’UE. où peuvent âtre introduites des méthodes de démocratie participative.

A été abordée la question de l’expérimentation des méthodes de débats. Il est apparu au cours des discussions qu’une formalisation trop grande ou systématique des ateliers n’était pas nécessairement la solution ne serait-ce que par la nature et la diversité des sujets traités.

Enfin il a été souligné que la préparation de l’initiative française s’est faite de façon ouverte et dans un esprit de coopération et de respect avéré. Nous ne pouvons que nous en féliciter et l’approche qui a été la nôtre (constitution d’une coordination, réunions de travail élargies quand cela était nécessaire…) doit pouvoir se pérenniser dans le temps.

Bilan des ateliers

Sans faire ici un bilan pour chaque atelier, il est proposé un bilan global qui devrait nous permettre une amélioration de nos activités futures.

La plupart des ateliers ont fait l’objet d’un travail en amont entre les différentes organisations en charge des ateliers. Aux dires des différents coordinateurs, ce travail a été, en lui-même, très fructueux.

Beaucoup de coordinateurs d’ateliers ont fait le choix de présentations liminaires courtes qui ont permis aux participants non seulement de s’approprier le sujet quand cela était nécessaire mais aussi de poser les bases des débats qui s’en sont suivis. Il a été mentionné le fait que peu de participants étaient venus dans les ateliers « par hasard » et qu’ils avaient, pour la plupart, préparer leur intervention ou a minima s’étaient informés sur les thématiques.

Concernant les écueils rencontrés, ils sont liés au fait que certaines problématiques appellent plus à la « confrontation » que d’autres, que travailler sur les divergences n’est pas chose facile mais ces « problèmes » peuvent être aisément dépassés et ne doivent pas mener à des oppositions frontales, le FMSD étant, par définition, une plateforme de rencontres et de débats où une recherche d’unification, coûte que coûte, n’est pas privilégiée. Autrement dit, quelques règles méthodologiques devraient, dans l’avenir, permettre d’aller plus loin comme par exemple préciser la nature du compte-rendu ou des synthèses à fournir, répartir les responsabilités, y compris différencier la coordination de l’animation et de la prise de notes sur les sujets les plus épineux. Il a par ailleurs été mentionné le fait que le déséquilibre est constitutif des activités que nous menons. Cela a été résumé, non sans ironie, par la formule suivante : « Quand nous arriverons à un équilibre, nous serons morts. »

Sur la transversalité du processus FMSD

A plusieurs reprises a été mentionnée la transversalité intrinsèque des thématiques portées par les organisations du FMSD. Cette transversalité, qui n’est pas sans donner lieu à certaines divergences, est la pierre angulaire du processus FMSD. Elle constitue en elle-même une réponse au fait que les sciences modernes nous vendent du futur et jamais du présent, que les avancées scientifiques et technologiques doivent donner lieu à des discussions avant toute dispersion dans la nature et dans la société, que nous devions refuser les mythes en les confrontant à la nécessité de la science. C’est à une véritable « bataille mondiale de l’intelligence » à laquelle nous avons affaire.

Sur les suites à donner à l’initiative française

Il est encore difficile, à cette heure, de faire le bilan des ateliers dans la mesure où ils ont donné lieu à des échanges, des partenariats voire des projets qui sont encore discutés. Cela étant dit, et malgré la nécessaire constitution de propositions communes, le renouvellement d’une telle expérience semble souhaité par la majorité des personnes présentes.

Pour aller plus loin, il a été proposé que la coordination française (ancien Groupe Support) se réunisse de manière à travailler sur les points suivants : « Qui sommes-nous ? », « Que représente-t-on ? », « Comment valoriser le travail accompli ? », « Comment construire des agendas communs (à la fois pour les organisations du FMSD et dans un souci de diffusion des idées à l’extérieur), « Quel élargissement éventuel du groupe après la journée du 23 Janvier ? ».

Il a été précisé que le site FMSD France pourrait être le lieu du prolongement des ateliers. Il nous faudra réfléchir aux outils à mettre en place pour favoriser ces discussions (wiki français ?).

De manière à mieux communiquer sur les problématiques portées par le FMSD et sur le processus lui-même, la coordination devra réfléchir à une synergie avec certains partenaires (comme cela a été le cas notamment avec les Netoyens qui nous ont fourni des vidéos de la journée du 23 janvier).

Un état des lieux panoramique des organisations ou institutions travaillant sur  des sujets proches du FMSD serait le bienvenu afin d’élargir le processus d’une part et de manière à éviter de « réinventer la poudre » d’autre part.

Les « membres » du FMSD sont invités à faire connaître l’initiative lors des activités (conférences, séminaires, débats…) auxquelles ils participent. Cela permettrait d’avoir une visibilité au-delà des événements estampillés FMSD.

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